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CRISE : L’ECONOMIE FRANÇAISE PLUS SOLIDE QUE D’AUTRES

lundi 10 janvier 2011, par stephane

Selon l’INSEE, la France a enregistré une croissance de 0,4% au 3e trimestre ce qui devrait permettre d’atteindre 1,6% de croissance pour 2010. Ces résultats encourageants s’expliquent par la bonne tenue des 2 moteurs de la croissance que sont l’investissement et la consommation au troisième trimestre :

  • l’investissement des entreprises a certes ralenti par rapport au 2nd trimestre (0,9%) mais est toujours en nette progression à 0,5%
  • la consommation des ménages a doublé (0,6%) après avoir atteint 0,3% au 2e trimestre.
    En revanche, la balance commerciale demeure négative, avec des importations (3,9%) qui croissent plus vite que les exportations (2,8%).

Ces chiffres montrent que, grâce à la politique volontariste menée par la majorité, la France, à l’exception de l’Allemagne, a plutôt mieux amorti le choc de la crise que les autres pays occidentaux.

Cela se traduit aussi par de meilleurs résultats sur le marché du travail en France que dans d’autres grandes économies développées. Le nombre de chômeurs en France a progressé de 33 % depuis début 2008 alors qu’il a bondi de 53 % au Royaume-Uni, 96 % aux États-Unis ou 121 % en Espagne.
Selon l’Acoss (l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale), au 3e trimestre, les secteurs marchands ont créé plus de 50 000 emplois -un niveau tout juste inférieur à celui enregistré avant le début de la crise.
C’est le 3e trimestre d’affilée de création d’emplois
 : au total, plus de 130 000 emplois ont été créés depuis le début de l’année 2010.
Selon Pôle emploi, qui se base sur une hypothèse de croissance raisonnable à 1,6%, il y aurait l’année prochaine environ 100 000 créations d’emplois ce qui se traduirait par 70 000 demandeurs d’emplois en moins.

Bien sûr, ces chiffres ne doivent pas nous faire baisser la garde : le chômage reste à un niveau trop élevé, et certains secteurs, comme l’industrie, continuent à détruire des emplois. Nous devons donc poursuivre sans relâche nos efforts pour relancer l’économie française. Pour cela, il faut notamment passer d’un modèle de croissance financé par la dette à une croissance basée sur le travail et l’innovation. Il s’agit de muscler notre compétitivité (en s’inspirant par exemple du modèle allemand, en ouvrant le débat sur une TVA anti-délocalisation, en accélérant la sortie des 35 heures, en rendant notre fiscalité plus incitative pour l’investissement) de faire le pari des PME –nos entreprises les plus dynamiques, mais qui sont aujourd’hui les moins aidées-, et de miser sur l’innovation et la conquête des marchés des pays émergents, dont les taux de croissance à deux chiffres doivent tirer notre économie vers le haut.





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