dimanche 1er novembre 2009, par
Le tollé médiatique déclenché par Marine Le Pen accusant Frédéric Miterrand de pédophilie, appuyé par les réactions d’élus socialistes, avait bien évidemment pour but de dénoncer la légèreté de Nicolas Sarkozy qui l’avait choisi comme ministre de la culture.
Qu’on l’apprécie ou pas, cette histoire a fourni à Frédéric Mitterrand l’occasion de s’expliquer longuement sur son œuvre, d’affirmer ses convictions, d’être invité sur les plateaux de télévision et de montrer ainsi l’étendue de sa culture et ses capacités à remplir son ministère.
Trop heureux de l’opportunité qui se présentait à eux d’atteindre Nicolas Sarkozy au travers de la candidature de son fils à l’EPAD, les médias en ont fait la une de leurs journaux : on ne compte pas la confusion voulue dans leur bouche de « nomination » au lieu « d’élection » et de celle entre un poste de président et un poste de directeur général.
Cette histoire est allée plus loin que la première car elle a fait douter une partie de l’électorat UMP.
Force a été de constater que grâce à son désistement et au discours qu’il a fait ensuite au Conseil général Jean Sarkozy avait (malgré son jeune âge) non seulement de la hauteur mais aussi l’étoffe et les qualités de ses ambitions.
Il s’est fait connaître : était-ce bien ce que souhaitaient les médias ?
Roselyne Imbert