L’envitonnement : TOUS responsables !
dimanche 4 octobre 2009, par
Le sujet de l’environnement est devenu aujourd’hui incontournable et prioritaire : il était temps !
Le remarquable rapport de notre député Jean-Jacques Guillet, dans le cadre de sa délégation aux Affaires Etrangères, nous donne froid dans le dos (www.jjguillet.org) ; il montre la volonté politique de la France de traiter ce sujet, soutenue par une réforme de l’Etat le 16 mars dernier avec l’institution d’une direction générale de la mondialisation du développement et des partenariats dont relève la sous-direction des biens publics mondiaux. Les deux ministères des Affaires Etrangères et de l’Ecologie travaillent ensemble, ce qui permet une action au niveau mondial.
A l’actif de la France et grâce à Nicolas Sarkozy, l’adoption du paquet climat-énergie lors de la présidence française (achevée le 31/12/2008), d’autant plus méritoire du fait la crise économique et qu’il a fallu discuter avec des états qui voulaient protéger leurs industries . Ce succès est in atout pour la France de peser sur le sommet de Copenhague de décembre 2009.
Des objectifs ambitieux pour 2020 :
5 propositions :
La France, au travers de l’Agence Française pour le Développement (AFD), du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et de son action diplomatique est l’un des principaux initiateurs de projets de coopération et de développement liés au changement climatique (ex : expertise française reconnue de la gestion forestière).
L’énergie est une question prioritaire pour la diplomatie française qui, se heurtant à l’intérêt économique de chaque pays, n’obtient pas des résultats en rapport avec ses efforts.
· La France doit importer 50% de ses besoins en énergétiques. Nous essayons de diminuer notre consommation et privilégions la diversification des fournisseurs, ce qui a pour conséquence d’alléger notre dépendance extérieure tout en combattant les émissions de CO2.Elle privilégie également le développement d’énergies sobres en carbone et de technologies permettant de préserver l’environnement.
· Actuellement les pays du G8 sont les principaux consommateurs mais d’autres puissances économiques émergent (Chine, Inde…)
· La France a contribué à la mise en place d’une politique de l’énergie intégrée, durable et compétitive et le développement d’une politique énergétique extérieure européenne (Conseil européen du 9 mars 2007). La présidence française a lancé les bases de cette politique en privilégiant la protection de l’environnement à des considérations financières ou économiques. L’objectif :
La disparition d’une espèce végétale ou animale pouvant en entraîner d’autres, la protection de la nature exige une action sur la quantité d’ espèces vivantes comme sur leur variété. En 1982, cette protection s’est étendue aux océans. L’importance donnée à la biodiversité par la communauté internationale n’a pas abouti (pour des raisons économiques + méfiance des USA) à une « gouvernance mondiale », malgré les interventions de la France (Lionel Jospin, puis Jacques Chirac)
· 44838 espèces sont menacées (Union Internationale pour la Conservation de la nature : UICN) : éléphants d’Afrique, ocelots, diable de Tasmanie, mygale, phoque….(23% de mammifères, 12% d’oiseaux, 32% d’amphibiens, 25% de conifères)
Les menaces qui pèsent sur les océans sont connues mais les intérêts économiques locaux (pêche…) nécessitent une forte et urgente action diplomatique. La diminution de la biodiversité et de la biomasse des océans est telle que nous avons seulement 10 ans pour tenter d’y remédier.
2 causes principales à l’état catastrophique de la biomasse et de la biodiversité des océans :
· la surexploitation (80%)
· l’acidification des océans due à une émission croissante de CO²
Jean-Jacques Guillet conclut son rapport en insistant sur le rôle de la France qui, par le biais de son outil diplomatique et d’une administration légère et moderne, a la possibilité de recueillir les informations, d’être ouverte aux propositions et de planifier une stratégie d’action Il faut poursuivre l’action pour une doctrine internationale et une réglementation plus cohérente, particulièrement sur le sujet urgent de la biomasse et de la biodiversité menacés de disparition.
Roselyne Imbert