jeudi 2 février 2012
Dans son dernier bulletin, daté du 3 Janvier 2012, « L’action Sévrienne » indique que le président sortant (on ne parle plus de Nicolas Sarkozy comme si l’évocation de son nom faisait peur, comme le nom de Satan à l’époque du Dr Faust de Goethe) se serait obstiné par idéologie tout au long de son mandat à mener une politique dont la seule ligne directrice aurait été de servir les plus riches plutôt que l’intérêt du pays. L’article suivant est intitulé « L’austérité n’est pas la bonne réponse à la crise de la dette ». Arrêtons-nous sur ces deux premiers articles illustratifs de l’imposture intellectuelle dans laquelle veut nous emmener la Gauche.
Toute la politique de Nicolas Sarkozy a été de servir les riches contre l’intérêt du pays dites- vous ? Pourtant nous observons que la gauche ne prévoit pas de supprimer les mesures suivantes qui font partie du bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy :
Sur le service minimum,
Sur la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC,
Sur le rapprochement de la police et de la gendarmerie,
Sur la réforme de la carte judiciaire,
Et sur celle de la carte militaire,
Sur le revenu de solidarité active,
Sur la revalorisation de 25% de l’allocation Adulte Handicapé,
Sur le Grenelle de l’environnement,
Sur la loi interdisant le port de la burqa dans les lieux publics,
Cette liste est suffisamment édifiante pour illustrer que la politique de Nicolas Sarkozy est de servir l’intérêt du pays et non de privilégier une catégorie de population dans un concept de lutte des classes ressorti des cartons de l’époque de la guerre froide. Mais le mot d’ordre est assené comme une vérité première : Sarkozy, président des riches, quelle hypocrisie ! Quel mensonge ! Quelle démagogie !
« L’austérité n’est pas la bonne réponse à la crise de la dette ». Plutôt que de parler d’un budget courageux la gauche choisit d’emblée celui d’austérité à connotation plus négative, car bien sûr elle se réserve les adjectifs positifs pour parler de son projet et peu lui importe que le coût du travail en France soit nettement supérieur à celui de la moyenne européenne et notamment à celui de l’Allemagne notre premier partenaire commercial.
Selon la gauche c’est la relance de la croissance qui sortira la France de tous ses maux, là encore cette assertion relève plus de l’incantation que d’une argumentation crédible : renégocier les accords européens de fin décembre 2011 est à la fois présomptueux car si 27 pays se sont mis d’accord ils ne changeront pas d’avis du jour au lendemain sur les seules injonctions de Monsieur Hollande dont les visées témoignent d’une vraie inexpérience des relations internationales et surtout dangereux car si les Etats sont longs à se mettre d’accord sur une politique commune, les marchés eux sont beaucoup plus rapides à modifier leur position. Actuellement (Janvier 2012) la France emprunte à environ 3% (la moitié du taux d’emprunt de l’Espagne) : une augmentation de 3% de notre taux pour la France nous coûterait par an 18x 3= 54 milliards d’Euros.
C’est dans cette direction que nous souhaitons aller ? Certes une élection ne se gagne pas seulement sur des arguments mais aussi, pour certains d’entre nous, sur des phrases rondes porteuses d’espérance. Mais il y a des lendemains qui déchantent : c’est ce que pensent sans doute les espagnols qui ont hérité d’un taux de chômage de 22% (plus du double du nôtre) et de 40% chez les jeunes !
Sortez de votre bulle Monsieur le candidat Hollande !